TL;DRUne fiche Google My Business (aujourd'hui « Google Business Profile ») n'est plus seulement une épingle sur Google Maps : c'est une carte d'identité de votre entreprise que Google, et de plus en plus les assistants IA, comparent à votre site pour décider s'ils peuvent vous recommander en confiance. Voici comment la créer, la remplir champ par champ, la relier à votre site avec la balise sameAs, et pourquoi la cohérence entre les deux compte autant que la fiche elle-même.

Pourquoi une fiche Google My Business renforce votre autorité#

Une fiche Google My Business est ce qui apparaît dans le pack local (les trois établissements affichés au-dessus des résultats classiques), sur Google Maps et dans le panneau d'information à droite d'une recherche de marque. C'est la seule vitrine sur laquelle Google vous demande de prouver que vous existez : vérification par code, appel vidéo ou courrier, adresse contrôlée, respect de règles de nommage précises.

C'est ce qui en fait un signal d'autorité : contrairement à un simple site, une fiche vérifiée est rattachée à un lieu ou à une zone de service réels, et s'enrichit d'avis publiés par des clients identifiés par un compte Google. Pour un moteur de recherche comme pour un assistant IA, c'est une source tierce qui confirme ce que le site affirme.

L'enjeu dépasse le SEO local. Selon l'enquête BrightLocal 2026 (1 002 consommateurs américains), 45 % des personnes interrogées utilisent désormais ChatGPT ou un autre outil d'IA générative pour trouver une entreprise locale, contre 6 % un an plus tôt. Ce chiffre porte sur les États-Unis et doit être lu comme une tendance, pas comme une mesure du marché français, mais le mouvement va dans le même sens : la question « quelle est la meilleure agence près de chez moi ? » se pose de plus en plus à une IA, et elle s'appuie sur les données qu'elle trouve, dont votre fiche.

Avant de commencer : préparez votre fiche de référence#

L'erreur la plus fréquente consiste à créer la fiche en improvisant, puis à s'apercevoir que le site, la fiche et les annuaires disent trois choses légèrement différentes. Rédigez d'abord, dans un simple document, les informations de référence de l'entreprise. Elles serviront ensuite à remplir la fiche et à vérifier le site.

InformationÀ fixer une fois pour toutesPiège fréquent
NomLe nom commercial réel, tel qu'il figure sur votre enseigne, vos factures et votre siteAjouter un slogan ou des mots-clés au nom
AdresseAdresse physique exacte, ou zone de service si vous vous déplacez chez le clientDomiciliation ou boîte postale : refusées par Google
TéléphoneUn numéro que vous contrôlez, au même format partoutUn numéro de standard tiers ou un ancien numéro resté sur le site
Site internetL'URL exacte de la page qui représente l'établissement, en httpsUne redirection vers un réseau social ou une plateforme tierce
HorairesHoraires d'accueil réels, avec les jours fériésDes horaires différents sur le site et sur la fiche
CatégorieLa catégorie qui décrit le mieux votre cœur de métierUne catégorie qui ne correspond pas à ce que le site vend
DescriptionDeux ou trois phrases factuelles sur l'activité et la zone desservieDu texte publicitaire ou des liens dans la description

Créer sa fiche pas à pas#

  1. Cherchez d'abord si la fiche existe déjà. Google crée parfois des fiches automatiquement à partir de données publiques. Recherchez le nom de votre entreprise sur Google Maps : si une fiche apparaît, revendiquez-la au lieu d'en créer une seconde, car les doublons diluent les avis et peuvent être suspendus.
  2. Connectez-vous avec un compte Google que l'entreprise contrôle durablement (pas l'adresse personnelle d'un salarié qui pourrait partir), puis lancez la création depuis business.google.com.
  3. Saisissez le nom exact. Google demande le nom réel de l'établissement, tel qu'il apparaît sur l'enseigne ou les documents commerciaux.
  4. Choisissez la catégorie principale. Voir la section dédiée plus bas : c'est l'un des champs les plus structurants.
  5. Indiquez l'adresse ou la zone de service. Une entreprise qui reçoit du public affiche son adresse. Une entreprise qui se déplace chez ses clients peut masquer l'adresse et définir une zone de service. Google précise qu'une zone de service ne devrait pas dépasser environ deux heures de trajet.
  6. Ajoutez téléphone et site internet, puis passez à la vérification.
  7. Faites vérifier la fiche. Selon les cas, Google propose le code par SMS ou appel, l'e-mail, l'appel vidéo, le courrier postal ou la vérification via Google Search Console (immédiate si votre site y est déjà validé). Comptez jusqu'à cinq jours ouvrés pour l'examen par Google, et la plupart des courriers arrivent sous quatorze jours, avec un code qui expire au bout de trente jours.

Tant que la fiche n'est pas vérifiée, elle a peu de chances d'apparaître, et n'importe qui peut proposer des modifications. Terminez la vérification avant de peaufiner le reste.

Remplir chaque champ : site, horaires, catégorie, description#

Le site internet#

Google demande soit un numéro de téléphone propre à l'établissement, soit un site qui représente cet établissement. Indiquez l'URL canonique en https, sans paramètre de suivi qui varierait d'une source à l'autre, et évitez de renvoyer vers un profil de réseau social ou une plateforme tierce. Pour une entreprise à établissement unique, la page d'accueil convient ; pour un réseau d'agences, une page dédiée par lieu.

Les horaires#

Renseignez les horaires réels d'accueil, jour par jour, puis les horaires exceptionnels (jours fériés, congés) avant qu'ils n'arrivent. Une fiche qui annonce « ouvert » alors que la porte est fermée coûte plus qu'elle ne rapporte. Petite nuance officielle : Google indique de ne pas afficher d'horaires pour une activité qui fonctionne uniquement sur rendez-vous. Dans ce cas, précisez-le dans la description plutôt que d'inventer une plage d'ouverture.

La catégorie d'activité#

Google recommande de choisir le plus petit nombre de catégories nécessaire pour décrire votre cœur de métier, en visant les catégories du type « cette entreprise est un(e)… » plutôt que « a un(e)… ». Choisissez la plus précise possible : Google rattache automatiquement les catégories plus larges. N'ajoutez pas de catégories secondaires « pour ratisser large » : chacune doit correspondre à une activité que vous exercez réellement, et que votre site présente.

Le nom et la description#

Le nom doit reprendre votre dénomination réelle, sans slogan, sans numéro de téléphone, sans URL, sans horaires, sans mot-clé ajouté. La description, elle, doit être factuelle : ce que vous faites, pour qui, dans quelle zone, depuis quand. Pas de lien, pas de promesse commerciale.

Photos : ce que Google accepte et ce qui fonctionne#

Google accepte les photos au format JPG ou PNG, entre 10 Ko et 5 Mo, avec une résolution recommandée de 720 × 720 pixels (250 × 250 au minimum). Les vidéos peuvent durer jusqu'à 30 secondes pour 75 Mo, en 720p ou plus. Les images doivent être nettes, bien éclairées et fidèles à la réalité, sans retouches excessives ni filtres.

Commencez par le logo et la photo de couverture, puis ajoutez des photos réelles : la façade ou l'entrée si vous recevez du public, l'équipe, les locaux, les réalisations. Évitez les images de banque d'images : elles n'apportent aucune preuve d'existence et peuvent être signalées. Ajoutez de nouvelles photos de temps en temps plutôt que tout d'un coup : une fiche qui vit rassure davantage qu'une fiche figée.

Récupérer des avis, sans tricher#

Les avis sont la partie de la fiche que vous ne contrôlez pas, et c'est précisément ce qui leur donne du poids. Google permet de demander un avis à vos clients via un lien direct ou un QR code généré depuis la fiche : envoyez-le par e-mail ou SMS juste après une prestation réussie, quand le souvenir est frais.

  • Pas de contrepartie. Google considère comme contenu trompeur le fait d'offrir un avantage (remise, cadeau) en échange d'un avis. Cela peut entraîner des restrictions sur la fiche.
  • Répondez à chaque avis, positif ou négatif : Google recommande des réponses courtes, professionnelles et personnalisées, sans langage promotionnel. Pour un avis négatif, reconnaissez le problème et proposez de continuer en privé.
  • Visez la régularité. Dans la même enquête BrightLocal 2026, 74 % des consommateurs interrogés cherchent des avis écrits dans les trois derniers mois. Quelques avis récents chaque mois valent mieux qu'un pic isolé.

Relier la fiche au site : la balise sameAs#

C'est l'étape que presque tout le monde oublie. Votre site doit dire explicitement à Google (et à tout robot qui lit vos données structurées) que la fiche Google est bien la vôtre. Google décrit la propriété sameAs de l'entité Organization comme l'URL d'une page d'un autre site contenant des informations supplémentaires sur l'organisation, par exemple son profil sur un réseau social ou un site d'avis. Votre fiche Google en fait partie.

Voici la structure à intégrer dans le gabarit global de votre site, dans un bloc JSON-LD (voir notre guide des rich snippets pour les autres types) :

<script type="application/ld+json">
{
  "@context": "https://schema.org",
  "@type": "LocalBusiness",
  "@id": "https://www.votresite.fr/#organization",
  "name": "Votre Entreprise",
  "url": "https://www.votresite.fr",
  "telephone": "+33000000000",
  "address": {
    "@type": "PostalAddress",
    "streetAddress": "1 rue Exemple",
    "postalCode": "00000",
    "addressLocality": "Votre Ville",
    "addressCountry": "FR"
  },
  "openingHoursSpecification": [{
    "@type": "OpeningHoursSpecification",
    "dayOfWeek": ["Monday", "Tuesday", "Wednesday", "Thursday", "Friday"],
    "opens": "09:00",
    "closes": "18:00"
  }],
  "hasMap": "https://www.google.com/maps?cid=VOTRE_IDENTIFIANT",
  "sameAs": [
    "https://www.google.com/maps?cid=VOTRE_IDENTIFIANT",
    "https://www.facebook.com/votreentreprise",
    "https://www.linkedin.com/company/votreentreprise"
  ]
}
</script>

Pour récupérer l'URL de votre fiche, ouvrez-la sur Google Maps, utilisez le bouton de partage et copiez le lien. Sur websource.fr, le bloc Organization déclare l'adresse, le téléphone, les horaires d'ouverture, un hasMap vers la fiche Google, et une liste sameAs qui regroupe la fiche, les réseaux sociaux, l'élément Wikidata et plusieurs annuaires professionnels.

Deux règles à respecter. D'abord, le balisage doit refléter ce que la page affiche : ne déclarez pas dans le JSON-LD des horaires que le site n'affiche nulle part. Ensuite, la fiche doit à son tour pointer vers cette même adresse de site : le lien va dans les deux sens.

Pourquoi les IA croisent votre site et votre fiche#

Un assistant qui doit répondre à « quelle agence web à Aix-en-Provence ? » ne se contente pas de lire votre site. Pour recommander une entreprise sans se tromper, il doit s'assurer que le nom qu'il a lu sur un site, l'adresse affichée sur Maps, le téléphone d'un annuaire et les avis d'une plateforme désignent bien la même entité. C'est un problème de rapprochement d'entités, et les données qui se recoupent lui donnent des garanties que des données isolées n'offrent pas.

Précision d'honnêteté : aucun moteur ni aucun assistant ne publie la liste exacte de ce qu'il vérifie, et Google lui-même ne documente pas d'obligation de synchroniser le JSON-LD avec la fiche. Le mécanisme ci-dessus est un raisonnement de fonctionnement, cohérent avec ce que Google recommande (utiliser le même nom partout, déclarer les profils officiels via sameAs), pas une règle publiée. Mais il est facile à comprendre par l'absurde. Quand le site annonce l'ouverture jusqu'à 18 h et la fiche jusqu'à 17 h, quand le site parle de « développement d'applications » et la fiche d'« agence de publicité », quand deux numéros de téléphone circulent, l'assistant a deux versions contradictoires. Il peut alors écarter l'entreprise, ou pire, répondre avec l'ancienne information.

À l'inverse, un nom, une adresse, un téléphone, des horaires, une catégorie et une description identiques sur le site, sur la fiche et dans le JSON-LD forment un faisceau de preuves. C'est le même principe que la cohérence « NAP » (nom, adresse, téléphone) du référencement local, étendu aux horaires, à la catégorie et aux avis. Pour aller plus loin sur la façon dont les IA choisissent qui citer, lisez notre article Comment faire apparaître son entreprise dans ChatGPT et les autres IA.

Checklist de cohérence entre le site et la fiche#

ÉlémentSur la fiche GoogleSur le site
NomNom commercial réelMême graphie dans l'en-tête, le pied de page, le JSON-LD (name)
AdresseAdresse exacte ou zone de serviceMême adresse dans le pied de page, la page contact et address
TéléphoneNuméro principalMême numéro, même format (telephone)
SiteURL en https, sans paramètreCette même URL comme url canonique
HorairesHoraires réels et exceptionnelsMêmes horaires visibles et dans openingHoursSpecification
CatégorieCatégorie principale préciseDes pages qui présentent réellement cette activité
AvisAvis clients réelsUne note affichée ou balisée qui correspond aux avis réels, jamais gonflée
LiensLien vers le sitesameAs et hasMap vers la fiche

Les erreurs qui coûtent cher#

  • Ajouter des mots-clés au nom (« Agence Web Aix pas cher ») : c'est contraire aux règles de Google et peut faire suspendre la fiche.
  • Utiliser une adresse virtuelle ou une boîte postale : Google les refuse. Une entreprise sans local ouvert au public doit passer par une zone de service.
  • Créer plusieurs fiches pour le même établissement : les avis se dispersent et les doublons peuvent être suspendus.
  • Acheter ou provoquer des avis : contenu trompeur, sanctionné, et le plus visible des signaux négatifs.
  • Laisser la fiche et le site diverger après un déménagement, un changement de numéro ou une évolution d'activité : corrigez toujours les deux le même jour.
  • Renvoyer le site vers un réseau social plutôt que vers votre propre domaine : la fiche perd son ancrage.

Mesurer les résultats#

La fiche affiche ses propres statistiques : recherches ayant fait apparaître l'établissement, clics vers le site, appels, demandes d'itinéraire. Comparez-les mois après mois plutôt que jour après jour. Côté IA, posez vous-même à ChatGPT, Gemini et Perplexity les questions que poserait un client (« agence [votre métier] à [votre ville] ») et notez si vous êtes cités, avec quelles informations, et si elles sont à jour. Une information fausse renvoyée par un assistant est presque toujours le signe d'une divergence entre deux sources : retrouvez-la et corrigez-la à la source.

Questions fréquentes#

Google My Business existe-t-il encore ?#

Le nom Google My Business a été remplacé par Google Business Profile. L'outil est gratuit et se gère depuis Google Maps, la recherche Google ou business.google.com. On continue pourtant à parler de « fiche GMB ».

Faut-il un site internet pour avoir une fiche ?#

Google demande soit un numéro de téléphone propre à l'établissement, soit un site qui représente l'établissement. Un site n'est donc pas obligatoire, mais il est fortement recommandé : c'est lui qui apporte les informations que la fiche ne peut pas détailler et que l'on recoupe avec elle.

Combien de temps faut-il pour que la fiche apparaisse ?#

La vérification peut être immédiate (via Search Console) ou prendre plusieurs jours : jusqu'à cinq jours ouvrés d'examen, et la plupart des courriers de validation arrivent en moins de quatorze jours. Une fois validée, la fiche est publiée, mais sa position dans les résultats dépend ensuite de sa complétude, de ses avis et de sa proximité.

La balise sameAs suffit-elle à améliorer ma visibilité ?#

Non, elle ne fait pas de miracle : elle relie explicitement votre site à votre fiche et à vos autres profils, ce qui aide les moteurs à savoir que ces pages parlent de la même entreprise. Son effet dépend de la qualité de ce qu'elle relie : une fiche vide, sans avis ni photos, apportera peu.

Que faire si mes informations ont changé ?#

Modifiez la fiche, le site, le JSON-LD et vos annuaires le même jour. Un changement effectué à un seul endroit crée précisément la divergence que les moteurs et les IA interprètent comme un doute.

Un audit de votre fiche, de vos données structurées et de leur cohérence avec votre site fait partie de notre accompagnement SEO et GEO.

Article publié le 18/09/2026, réécrit et mis à jour le 28/09/2026 par l'équipe Websource à partir des sources citées ci-dessus et des données structurées effectivement en production sur websource.fr, puis relu avant publication. Une information vous semble inexacte ou datée ? Signalez-le nous, nous corrigeons.