Plusieurs freelances rapportent sur LinkedIn un écart, parfois du simple au double ou au triple, entre le chiffre d'affaires qu'ils ont réellement facturé et celui déclaré à l'URSSAF par la plateforme Malt. L'un d'eux évoque un troisième contrôle URSSAF en trois ans pour ce motif. Voici ce que disent ces témoignages, ce qu'on ne sait pas encore, et pourquoi ce type d'incident ne peut structurellement pas se produire sur une plateforme de mise en relation directe comme développeur.io.

Ce que racontent les témoignages qui circulent sur LinkedIn#

Le témoignage qui a mis le sujet sur la table est celui d'un freelance affirmant que Malt a déclaré 105 800 € de chiffre d'affaires en son nom à l'URSSAF au titre de 2023, alors qu'il indique n'en avoir réellement facturé que 51 000 € — un écart de plus du double. Conséquence directe selon lui : un contrôle URSSAF, le troisième en trois ans, toujours pour la même raison. Il décrit des semaines passées à justifier des montants qu'il n'a jamais perçus, du temps facturable perdu à démontrer sa propre bonne foi face à une déclaration qu'il n'a pas produite lui-même.

Le sujet a ensuite été repris publiquement par Benjamin Dubreu, expert data freelance suivi par plus de 76 000 personnes sur LinkedIn, qui s'interroge : « Je lis partout que Malt a envoyé à l'URSSAF des montants pour x3 à x5 le CA réellement généré sur leur plateforme. » Sa question reste ouverte, et c'est exactement le point à souligner : à ce stade, personne d'extérieur ne sait avec certitude s'il s'agit d'une erreur ponctuelle de transmission, d'un mode de calcul de Malt qui intègre des montants que le freelance ne perçoit pas intégralement, ou d'un dysfonctionnement côté URSSAF sur le traitement de ces déclarations de tiers.

Pourquoi une plateforme peut déclarer un chiffre d'affaires en votre nom#

Certaines plateformes de freelancing agissent comme tiers de confiance ou mandataire de facturation : c'est elle, et non le freelance, qui émet la facture au client final, encaisse le paiement, prélève sa commission, puis reverse le solde. Ce mécanisme a un avantage réel — le freelance n'a pas à relancer ses clients pour être payé — mais il a une contrepartie structurelle : la plateforme devient une source de données pour les organismes sociaux, puisqu'elle est la seule à connaître le montant exact qui a transité par son système.

C'est précisément dans cette mécanique que peuvent naître des écarts : un montant facturé au client peut différer du montant net perçu par le freelance une fois la commission et d'éventuels frais retirés ; une mission annulée ou partiellement remboursée peut rester comptée si le correctif n'est pas répercuté ; un doublon technique lors d'une transmission automatisée peut multiplier un montant. Rien de tout cela n'est confirmé comme étant la cause précise des écarts rapportés ici — nous le formulons comme hypothèses plausibles, pas comme un diagnostic établi.

Le vrai problème pour le freelance : la charge de la preuve lui revient#

Quel que soit le motif exact, le témoignage initial pointe le vrai coût pour l'indépendant : ce n'est pas la plateforme qui doit se justifier auprès de l'URSSAF, c'est le freelance. C'est lui qui reçoit le courrier de contrôle, lui qui doit rassembler ses factures, ses relevés bancaires et sa comptabilité pour prouver que le montant déclaré par un tiers ne correspond pas à son activité réelle. Un contrôle URSSAF mobilise du temps — du temps facturable, justement — et une charge mentale qui n'a rien à voir avec le métier exercé.

Repéter cette situation trois fois en trois ans, comme le décrit le témoignage, transforme un incident isolé en un motif de perte de confiance durable envers la plateforme. Et la remarque qui revient le plus dans les commentaires que ce type de post génère est simple : une plateforme qui construit sa réputation sur le travail des freelances leur doit, au minimum, la même rigueur qu'elle exige d'eux.

développeur.io : une mise en relation directe, sans intermédiaire de facturation#

Websource, l'agence qui publie cet article, a développé développeur.io, une plateforme de mise en relation entre freelances et porteurs de projet. Nous le mentionnons ouvertement : c'est notre produit, et cet article a aussi vocation à le présenter. Cela ne change rien à un fait de conception vérifiable dans le fonctionnement même du service, pas dans une promesse marketing : développeur.io ne prélève aucune commission, n'émet aucune facture et n'encaisse aucun paiement pour le compte de qui que ce soit.

Concrètement, un porteur de projet dépose une annonce, un freelance postule, une messagerie s'ouvre entre les deux, et la mission se négocie et se facture directement entre eux — comme n'importe quelle prestation en direct. La plateforme ne voit jamais transiter d'argent et n'a donc, structurellement, aucun montant à transmettre à l'URSSAF au nom d'un freelance. Ce n'est pas un engagement qu'on vous demande de croire sur parole : c'est la conséquence directe de l'absence de toute brique de paiement ou de facturation dans le service. La connexion se fait en un clic via GitHub, Google ou LinkedIn, sans mot de passe ni donnée bancaire à fournir.

Comment vérifier votre propre situation dès maintenant#

  1. Récupérez le relevé de chiffre d'affaires que chaque plateforme sur laquelle vous facturez vous met à disposition, et comparez-le ligne à ligne à vos propres factures émises.
  2. Connectez-vous à votre espace autoentrepreneur.urssaf.fr (ou à l'espace de votre régime) pour voir les montants déclarés par des tiers en votre nom, et repérez tout écart avec votre comptabilité.
  3. En cas d'écart, écrivez au support de la plateforme plutôt que d'appeler : une trace écrite est ce qui vous protégera en cas de contrôle.
  4. Si aucun correctif n'aboutit, signalez l'écart à l'URSSAF vous-même, accompagné de vos factures, avant qu'un contrôle ne vous mette en position défensive.
  5. Diversifiez vos canaux d'acquisition de missions : dépendre d'un seul intermédiaire de facturation concentre aussi le risque administratif sur une seule source.

Questions fréquentes#

Malt a-t-il reconnu une erreur dans ses déclarations à l'URSSAF ?#

Non, pas à notre connaissance. Ni Malt ni l'URSSAF n'ont communiqué publiquement d'explication officielle à la date de publication de cet article. Les seuls éléments disponibles sont des témoignages individuels publiés sur LinkedIn, que nous rapportons comme tels.

développeur.io facture-t-il une commission sur les missions ?#

Non. La plateforme est gratuite pour les freelances comme pour les porteurs de projet, sans commission, sans abonnement et sans mise en avant payante.

Si développeur.io ne facture rien, qui émet la facture de la mission ?#

Le freelance facture directement le porteur de projet, comme dans toute prestation conclue en direct. La plateforme ne s'interpose jamais dans la facturation et ne transmet donc aucun montant à l'URSSAF en votre nom.

Comment savoir ce qu'une plateforme a déclaré à l'URSSAF en mon nom ?#

Votre espace personnel sur le site de votre régime (autoentrepreneur.urssaf.fr pour un micro-entrepreneur) liste normalement les déclarations reçues de tiers. Comparez ces montants à vos propres factures pour repérer un éventuel écart.

Que faire si je constate moi-même un écart chez une plateforme tierce ?#

Rassemblez vos factures, contactez le support par écrit pour demander une rectification, conservez chaque échange, et signalez l'écart à l'URSSAF si le correctif tarde. C'est aujourd'hui à l'indépendant de démontrer l'erreur, mieux vaut donc le faire avant un contrôle plutôt que pendant.

Article rédigé le 08/09/2026 par l'équipe Websource à partir de témoignages publiés publiquement sur LinkedIn, cités dans leur contexte. Ces témoignages n'ont pas fait l'objet d'une confirmation officielle de Malt ou de l'URSSAF à ce jour. Une information vous semble inexacte, datée, ou souhaitez-vous apporter une précision ? Signalez-le nous, nous corrigeons.